III- La dictature de l'apparence : Quelles conséquences ?

L'homme a toujours voulu représenter son environnement, mais aussi ses états d'âme et ses émotions d'une façon pittoresque et tous les moyens sont bons pour communiquer à l'autre ce vécu. Certains choisissent la poésie, les autres optent pour la peinture ou le modelage et les possibilités d'expression sont infinies. Elles n'ont de limite que l'imagination et les talents de chacun. Parmi les moyens utilisés pour l'expression artistique, le corps humain est sans doute le plus atypique. L'art de la scarification, à la différence du tatouage, ne consiste pas en l'ajout d'une encre mais en l'incision superficielle de la peau.

 

1/ Les répercussions

 

A) Anorexie

 

A force de voir des filles parfaites en première page sur tous les magazines, à la télé ou sur des affiches dans la rue, ainsi que leur stars préférées devenir aussi maigres que des fils de fer, certaines jeunes filles ont sombré dans une maladie: l'anorexie.
L'anorexie est un trouble de la conduite alimentaire caractérisée par un refus systématique de s'alimenter.
C'est une pathologie qui se manifeste sous deux aspects : le premier est l'anorexie psychique qui est le plus souvent traitée par les médias. Il concerne les problèmes psychologiques et comportementaux de l'anorexie c'est-à-dire les causes de l'anorexie elle même. En effet, les causes de l'anorexie sont souvent dues à un refus de son corps. L'anorexique voit en son corps une menace et veut la soumettre à sa volonté. C'est pourquoi, les adolescents sont les plus touchés par la maladie.
Le deuxième est l'anorexie mentale, qui traite plus particulièrement des conséquences du comportement de l'anorexique sur son corps, c'est à dire les troubles du métabolisme. Ainsi elle traite des conséquences du refus total de s'alimenter.
De plus, on peut constater que cette maladie devient un véritable phénomène de société, car le nombre d'anorexique à augmenté de 4 fois depuis 20 ans, elle concerne environ 10% de la population actuelle et parmi les personnes atteintes de ses graves troubles du comportement 9 d'entre elles sur 10 sont des femmes. Ce qui est d'autant plus grave que les conséquences sont souvent mal connues et que l'anorexie est mortelle dans 10% des cas. Nous avons cherché à mettre en évidence le danger de cette maladie qui n'est pas, à l'inverse de tous les préjugés, anodine.
L'anorexie est principalement un problème psychologique. En effet, pour beaucoup de médecins, elle est un phénomène individuel et pathologique. Il est aussi considéré que certains discours sociaux favorisent l'anorexie ( l'évolution du statut de la femme, le culte de la maigreur dans la mode...).

Les anorexiques débutent par un engagement, elle décide de faire un régime alimentaire dans le but d'atteindre leurs objectifs et malheureusement elles font tout pour y parvenir. Elles développent un caractère volontariste.
Une sociologue, Muriel Darmon a dégagée quatre phases : la première étant la volonté de commencer un régime incitées par des proches, suivies par des professionnels ensuite les techniques de régime sont de plus en plus approfondies (elles comptent les calories, sélectionnent leurs aliments et mangent donc de moins en moins de choses). Elles voient dans la balance, la glace "leurs récompenses». On est alors au centre de la deuxième phase.
Pour le maintien de l'engagement, pris au début de ce régime, les anorexiques effectuent un travail sur les goûts: "codages des sensations"
   -ressentir positivement les sensations provoquées par les restrictions alimentaires ou le sport
   - détester les aliments gras
Les anorexiques se forgent de véritables habitudes. Les efforts et le contrôle du corps deviennent naturels ( "c'est plus fort que la raison").
Au stade de la troisième phase, l'anorexie est réellement déclarée. L'arrêt du régime leur parait impossible. La maigreur excessives et les évanouissements ou encore les pratiques alimentaires, déclenchent une surveillance particulière chez les membres de la famille. Au cours de la quatrième phase, plusieurs objectifs sont fixés aux malades lors d'une hospitalisation, le principal étant l'arrêt total de l'engagement.
La mode et les media : La société de consommation adresse des messages paradoxaux : "Consommez, Soyez mince ". Nous vivons dans une société valorisant l'apparence: la perception négative du corps et de la peur d'être grosse en sont les conséquences directes. Cet idéal minceur constitue un conflit de motivation. L'influence des médias à travers les magazines féminins ou les émissions télévisées, est très importante car proposant aux jeunes des modèles comme les stars ou les mannequins, ils les conditionnent plus ou moins en imposant des critères de beauté ou les formes sont effacées ( plus de poitrines, de fesses...). Les quelques jeunes filles que nous avons interrogées autour de nous ont été unanimes : les images des mannequins visibles dans les revues ou projetées par le petit écran les encouragent à maigrir. De plus, les troubles du comportement alimentaire sont traités de plus en plus par les médias et on peut se demander si les émissions de télé-réalités, les reportages répétés sur le quotidien des anorexiques et boulimiques, ont une valeur dissuasive pour les jeunes, ou au contraire est-ce une sorte de fascination qui les incitent à les imiter. Au-delà d'une simple valorisation de la minceur, c'est un véritable culte du corps qui s'est développé à travers la mode, les soins corporels et le sport. En effet, dans l'optique de l'affirmation de l'individualisme qui a aboutit à une relation faussée avec son propre corps, celui-ci doit être modelé, maîtriser, contrôlé. Les médias et la mode ont instauré une valorisation sociale de la minceur qui correspond à des critères de beauté, d'élégance et de distinction mais aussi à une hantise de l'obésité. Par conséquent, les malades donnent plus d'importance au paraître qu'à l'être : elles ne se voient qu'au travers des autres et attachent une importance surprenante aux jugements des autres sur leur physique. Elles en viennent à vouloir la réussite totale (activités scolaires, sociales, sportives) qui ne laisse d'autre alternative qu'un échec honteux pour elles. Les médias et la mode instaurent, en effet, des idées perfectionnistes qui amènent les adolescentes à vouloir « être parfaite pour tout le monde ». Suivre la mode est essentiel pour la plupart des jeunes filles « pour être au même niveau que les autres et heureux dans la société ».

Le rôle de la société : Il se trouve également que la beauté semble bel et bien un aspect incontournable de la féminité : on a pu montrer que les filles belles et minces sont jugées plus féminines ; tandis que celles qui sont plus fortes et qui mangent sans retenue sont considérées comme plus masculines. La féminité, dont, selon l'état actuel de la société, la minceur se révèle non seulement être un atout précieux pour la femme ou la jeune fille, dans ses relations professionnelles que privées, mais aussi un élément essentiel de son sens de l'identité, de l'image qu'elle se construit elle-même. La recherche de la minceur apparaît alors pour la femme comme un moyen de s'affirmer, de développer son identité. Comme le poids imposé par les canons de la beauté, est pour la majorité, bien inférieur au poids qui, compte tenu de notre mode de vie, nous serait naturel et auquel le corps aurait tendance à se stabiliser, la plupart des individus ne se maintiennent au poids convoité qu'au prix d'une restriction alimentaire permanente. On en conclut, donc, que l'image sociale de la jeune fille prônée par l'Occident est l'une des principales causes des troubles du comportement alimentaire, en particulier l'anorexie et la boulimie. L'obligation sociale faite à la femme d'être artificiellement mince. La société et ses normes contribuent à la fétichisation et à la glorification d'un corps féminin anormalement svelte.Dans un premier temps, on parle d'anorexie mentale pour désigner une restriction alimentaire volontaire : c'est une véritable « grève de la faim » à titre personnel. Cette maladie débute par le désir de perdre quelques kilos, en évitant graisses et produits sucrés. Mais le régime déraille. Pour maigrir à tout prix, l'anorexique n'avale plus que quelques centaines de calories par jour. Obsédée par la perte de poids, elle va jusqu'à se faire vomir, prendre des laxatifs et des diurétiques. Même lorsqu'un poids acceptable est atteint, l'adolescente continu à penser qu'elle est obèse : elle ne parvient plus à se voir telle qu'elle est et se trouve toujours trop grosse. En continuant sa chasse aux kilos, elle met en danger sa propre existence.

Dans un second temps l'attitude de la patiente par rapport à son amaigrissement est caractéristique : banalisation ou dissimulation de cette perte ( porte de nombreux vêtements amples, falsification des pesées...). De plus, sont associés les symptômes du conflit mental suite à la conduite active de restriction alimentaire : la malade est prise de dysmorpholobie ( trouble de l'image du corps), d'anosognosie ( indifférence à l'égard des troubles). Paradoxalement, on remarque aussi chez elle, une hyperactivité et un surinvestissement intellectuel : elle a des activités physiques et intellectuelles intenses. On observe souvent un intérêt marqué par le travail scolaire et les résultats sont excellents. Cependant, triste et irritable, l'adolescente s'isole, se détache de ses amis et ne s'intéresse plus à leur sujets de conversations : affectivité bloquée.
Anxiété, repli sur soi, dépression : l'anorexie s'accompagne de troubles d'ordre psychologique pouvant favoriser les dépendances ( drogues , alcool) ou tendances suicidaires.
Après un amaigrissement très important, il s'ensuit sur un plan clinique, un retard de la croissance et, généralement, l'arrêt des règles : une aménorrhée, qui entraîne une ostéoporose (os cassants). De plus, causée par cette perte du cycle menstruel et les déséquilibres hormonaux, La malnutrition et les carences en vitamines peuvent aussi mettre en danger la possibilité de mener une grossesse à terme, et participent aussi à l'augmentation des risques de mettre au monde un enfant mal formé : l'infertilité.

Ainsi, le corps face à l'anorexie, ne peut pas se protéger lui-même, donc plus le temps passe, plus l'organisme se dégrade. Il faut réagir et le plus tôt possible.

 En Italie, une jeune italienne montre son corps décharnu pour lutter contre l'anorexie. Photo: Oliviero Toscani ( ex photographe de la marque Benetton) créateur de cette campagne de pub choc affichée sur les murs italiens pour lutter contre l'anorexie:

 

 

 

2/ "Le bricolage identitaire"

 

A) Les tatouages & Piercings

 

 Les tatoueurs étaient des spécialistes jouissant d'un grand prestige. Ils utilisaient des peignes en os ou en écailles de tortues aux dents aigues, fixé à un manche. Ils posaient cet instrument sur la peau et l'enfonçait au moyen d'un petit maillet. Des fruits gras enfilés en brochette étaient consumés pour obtenir la suie qui servait de colorant aprés avoir été dilué à l'eau.

    C'est au Marquises que cet art était le plus developpé et le plus raffiné. Le marquisien pouvait être entiérement tatoué si son statut le lui permettait, y compris sur le visage et même la langue. Les motifs du visage étaient longtemps une signification et/ou une adhésion a un groupe social bien défini, découlant parfois, dans les sociétés traditionnelles par exemple, d'un rite de passage obligé. Aujourd'hui, elles semblent plutôt devenir l'expression de démarches individuelles et du choix de chacun.

Plus précisément :

    Avant l’arrivée des Européens, la langue polynésienne n’était pas écrite, seulement orale. Les motifs symboliques du tatouage servaient à exprimer l’identité et la personnalité de l'individu. Ils indiquaient le rang social dans la hiérarchie, la maturité sexuelle et la généalogie. Dans la société tahitienne ancienne, pratiquement tous les individus, à partir de leur puberté, étaient tatoués.
Peu de temps après l’arrivée des missionnaires (1797) la pratique fut strictement bannie. Ce n’est que récemment, au début des années 80, que l’art du tatouage a connu un renouveau. Les Polynésiens ont renoué avec leur héritage culturel et sont fiers de leur identité. La pratique du tatouage avec des outils traditionnels a été interdite à Tahiti en 1986 par le ministre de la Santé, à cause des difficultés de stériliser les instruments faits de bois et d’os.Selon la mythologie, ce sont les 2 fils du Dieu de la Création Ta'aroa qui ont enseigné l'art du tatouage aux humains. Cet art était considéré tapu, c'est à dire sacré et réservé aux initiés. Il était pratiqué par des shamans (tahua) passés maîtres dans les rituels religieux, la signification des motifs et dans la technique de cet art.
Les motifs et leur position sur le corps étaient déterminés par la généalogie, le rang dans la société et les accomplissements personnels de chaque individu.

Les candidats au tatouage devaient se soumettre à une période de purification comportant plusieurs jours de jeûne et d'abstinence sexuelle.
DR.  ROLLIN a décrit l'art du tatouage de la manière suivante: "Le patient est immobilisé le plus fréquemment dans une sorte d'étau composée de deux troncs de bananiers entre lesquels il est attaché et maintenu fermement. Le tatoueur, accompagné de ses aides, scande une sorte de chant lancinant rythmé par le battement de son petit maillet. Le sang est rapidement essuyé avec un morceau de tapa, de sorte qu'aucune goutte ne tombe à terre. "(Note:  le tapa est une pièce d'étoffe fabriqué à partir de l'écorce d'un arbre battue avec un gourdin).

Mais de nos jours le tatouage n'est plus ce qu'il a été dans le passé. En effet, le tatouage est une modification corporelle qui touche toutes les sortes de population : qu'on soit homme ou femme, jeune ou vieux. Le tatouage, qui était avant marginalisé, devient aujourd'hui incontournable. Le tatouage est à son apogée. En effet, de quatre boutiques de tatoueur-pierceurs en 1980, en France, nous sommes passés à plus de 300 de nos jours. Ce chiffre reflète parfaitement le "boum" du tatouage. Cette évolution qui a été multiplié par 75 s'explique par cette popularité et par le respect qu'on lui donne. Par ceux-ci il est maintenant reconnu comme forme d'art.La société accepte mieux cette forme d'art! Se faire tatouer est devenu presque banal . Les tatoueurs sont de vrais artistes et respectés comme tels. Le tatouage est un mode d'expression personnelle avant tout , une signature ou une marque de reconnaissance. En France le tatouage n'est pas vu comme un rituel mais plutôt comme un effet de mode de plus en plus accepté. En effet, le tatouage est devenu une marque individuelle. Le tatouage amène souvent une période de transition. Les individus de la société oublient souvent qu'un tatouage est à vie. C'est un moment également d'écrire sur le corps les éléments clés de son existence comme une relation amoureuse ... Cela devient alors un riote intime de passage ou encore une expérience spirituelle.

Parmi ces pratiques de modifications corporelles, le “piercing” ou “body piercing”, qui signifie littéralement “perçage” pour “piercing”, et “corporel” pour “body”, désigne une pratique consistant à percer la peau du corps ou certains organes à l’aide d’une aiguille creuse ou d’un cathéter, afin d’y fixer un bijou biocompatible, extérieurement et partiellement visible. Le terme “piercing” est indifféremment employé dans le langage courant pour désigner à la fois l’opération de perforation de la peau, ainsi que son résultat, c’est-à-dire le bijou mis en place.

C'est devenu un véritable phénomène de société de nos jours en effet un sondage réalisé en 1998 auprès de 600 jeunes français âgés de 11 à 15 ans, a ainsi révélé que plus d’un tiers d’entre eux avaient l’intention de se faire un jour piercer. Les perforations corporelles sont une pratique ancestrale dont les premières découvertes datent de 4000 ans avant notre ère. Ces dernières années, la sphère buccale et péribuccale est devenue une cible privilégiée, la langue et les lèvres étant les sites les plus communément percés (81,0 % et 38,1 % respectivement), moins fréquemment rencontrés, les piercings des joues, de la luette ou du frein lingual.Ces marques (le tatouages, piercings) impliquent également une certaine volonté d'attirer le regard de ce qui nous entoure et ainsi modifier le corps dans son rapport, au monde ( fréquentation ...)

 

B) La scarification

 

La scarification consiste en une incision faite sur la peau à l'aide de pointes de bambou acérées, bien taillées et effilées, que les Lau enduisent d'un mélange de salive, de chaux de corail et du lait d'une jeune noix de coco. Cette opération n'éveille pas les nourrissons qui la subissent.
La scarification permet de tracer, au moyen de cicatrices, les signes distinctifs et permanents d'une appartenance sociale. Ainsi, pour qui connaît ces signes, un seul coup d'œil suffit pour identifier la provenance d'une personne encore jamais rencontrée. Les scarifications trouvent leurs origines dans les symboles et rituels africains. A l'origine, les scarifications étaient constituées par les plaies provoquées lors des combats et la chasse, elles étaient un symbole de courage et de combativité. Ensuite, elles furent incorporées aux rituels et célébrations notamment dans la reconnaissance, là encore, des guerriers mais aussi des classes sociales. Les scarifications constituaient une véritable carte d'identité tout comme pouvait l'être les tatouages dans d'autres civilisations.
C'est une marque obtenue par incision superficielle de la peau, à la manière du tatouage mais sans utilisation de pigments. Utilisée en premier lieu en Afrique de l'ouest, la scarification sert d'abord de moyen d'identification entre les différentes tribus. Elle sert aussi de signe de démarcation individuelle car chacun peut composer les motifs qui orneront sa peau. La scarification joue un rôle prépondérant dans la hiérarchie sociale car elle sert à symboliser le passage d'un statut à un autre (par exemple de celui d'adolescent à celui d'adulte). Cette forme d'art corporel se retrouve dans les tribus indiennes primitives d'Amazonie, mais aussi en Australie et en Nouvelle-Zélande, chez les Maoris. Bien que pratiquée pendant des siècles, la scarification comme outil social est aujourd'hui en perte de vitesse du fait de la modernisation des différentes sociétés.
D'un autre point de vue, la scarification est un acte médical surtout utilisé au 19e siècle, lorsque les saignées superficielles étaient pratiquées pour la purification du sang. Les patients avaient alors le choix entre la scarification et les sangsues. Aujourd'hui, elle est encore utilisée mais rarement pour déloger des verrues sous la peau ou pour traiter d'autres problèmes dermatologiques superficiels. Mais plus globalement, la scarification est actuellement catégorisée comme un art corporel à part entière, au même titre que le tatouage ou les piercings et une communauté bien distincte revendique l'utilité et l'esthétisme de cet art un peu particulier. Les adeptes de la scarification sont pour la plupart des adolescents ou des jeunes adultes qui taillent eux-mêmes leur peau ou font appel à des professionnels. Pendant une séance, selon les désirs du client, la scarification peut être faite en relief ou en creux. Dans ce dernier cas, une portion de l'épiderme est décollée pour former des motifs encore plus originaux.
Comme la peau finit toujours par guérir, les adeptes de la scarification portent sur leur peau d'étranges formations épidermiques dont le sens artistique échappe souvent au commun des mortels. Selon les spécialistes, cet art particulier exprimerait une quête spirituelle, un fort désir d'identification ou de démarcation, mais pourrait aussi être la manifestation d'un penchant pour l'exhibitionnisme et le masochisme.
Les psychologues et les psychiatres au grand dam des « artistes » affirment d'ailleurs que la scarification, pratiquée en-dehors du cadre social primitif où elle était naturelle, doit être catégorisée dans la famille des mutilations corporelles. Plus grave encore, il s'agit d'une automutilation qui traduit un mal-être profond et, parfois, des tendances suicidaires.

Alors, pathologie ou art ? Le débat reste entier et en attendant de trouver une réponse définitive à la question, les amateurs de scarification doivent juste faire attention à bien se protéger contre les infections comme le SIDA et à toujours bien nettoyer leurs scalpels avant et après utilisation. Mieux vaut prévenir que guérir !

 

 

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